Miracle

Alors voilà. Après 3 ans d’essais infructueux et une grossesse extra utérine après une stimulation ovarienne je suis enceinte.

L’écrire ici a été long et sujet à questionnements pour moi. Je sais à quel point cela blesse. A quel point ces nouvelles annonces font parfois mal. Je sais aussi à quel point elles apportent un souffle d’espoir nouveau sur notre moral embué par les échecs et les cycles vains.

Mon gyneco m’avait demandé d’attendre encore avant de reprendre une stim. Il m’avait dit d’essayer encore avec des tests d’ovulation. Je n’y croyais pas. Mon Amoureux non plus. J’ai traversé en un an un désert dans mon coeur, dans mon ventre et dans ma tête. Un an, presque,depuis cette GEU qui me hantait. Ce mini nous qui était arrivé et qui ne grandissait pas au bon endroit,que j’avais dû expulser.

J’ai eu mal. J’ai pleuré. J’ai arrêté de voir certains amies avec leurs gros ventres arrondis et leurs regards plein de pitié pour nous.

J’ai senti depuis quelques mois,mon esprit s’enfoncer dans la tristesse et dans le désespoir.

Un matin,j’ai fait un test de grossesse précoce. Il était négatif. J’ai pleuré. Encore.

4 jours plus tard j’ai refait un test,au bon moment cette fois. J’ai vu cette ligne s’afficher. Celle que j’avais tellement mais tellement imaginée, fantasmée, voulue,espérée…

J’ai regardé le test dans tous les sens,avec toutes les luminosités possibles. Au fond de moi je savais que c’était le début de l’aventure.

S’en suivent les prises de sang. L’attente de savoir,surtout si il est bien placé. Puis une écho… et de le voir au bon endroit nous a permis de commencer à réaliser.

Il est là. Il grandit en moi depuis plus de 5 semaines maintenant.

Chaque jour je vous lis. Chaque jour je pense à vous. Chaque jour je me dis que la roue tourne et que l’espoir est encore là,même quand on n’y croit plus, ou même quand on y croit très fort.

Chaque jour je me dis que c’est un jour de gagné. Je tremble. J’ai très peur que tout s’arrête.

Les miracles arrivent. Et pas comme on dit toujours « parce que tu n’y pensais plus »,  » parce que tu as débloqué un truc dans ta tête » … non. C’est arrivé. C’est ainsi. J’y pensais sans cesse. Je n’y croyais pas vraiment sans stimulation. J’allais mal. Pas plus ni moins qu’un autre cycle.

C’est arrivé. Je suis chanceuse. Je le sais. J’y pense à chaque instant.

Les miracles arrivent les filles. Continuez à vous battre. Ça vaut le coup.

Publicités

OPK et test d’ovulation

Une fois n’est pas coutume je vous demande vos conseils et vécus… moi qui d’habitude ne fais que m’epancher sur ma petite vie de femme infertile…

Mon gyneco m’a demandé de faire 3 cycles d’essais sans traitement. Après ma GEU et des sensations étranges jamais ressenties jusqu’à maintenant dans mes ovaires aux alentours du 14e jour, nous avions de l’espoir !

Il m’a demandé de faire des tests d’ovulation. Je n’avais jamais essayé. En bonne élève je m’y applique, ainsi que ma prise de température chaque matin à heure fixe. Bref,une première de la classe.

J’ai été étonnée de lire que sur la boîte des tests il était mentionné que cela n’était pas utilisable en cas de syndrome OPK. Mince. C’est mon cas.

Je fais confiance à mon gyneco. J’ai quand même fait les tests.

Les résultats sont bizarres…

J 10 : phase peu fertile

J 11 : fertilité maximale

J 12 : fertilité maximale

J 13 : fertilité élevée

J14 : fertilité élevée

J 15 : fertilité élevée

J 16 : fertilité maximale

… c’est moi où je suis une poule pondeuse ?

Toujours est il que cela me semble bien bizarre car cela fait 3 ans que je ponds mais que je n’ai toujours pas de poussin…

Avez vous déjà utilisé les tests d’ovulation en étant OPK ?

Merci de votre aide…

Nausées

J’ai des nausées.

Non,non je ne suis pas enceinte.

J’ai des nausées de grossesses. Mais des grossesses des autres.

J’ai envie de vomir en voyant ces ventres s’arrondir autour de moi. Ces sourires béats et ces bonheurs épanouis.

J’ai la nausée lorsque j’entends les mots « échographie », « enceinte », « accouchement », »aménorrhée ».

J’ai la nausée face à mon tiroir de table de nuit dans lequel il reste un test de grossesse non utilisé parmi les dizaines que j’ai dû épuiser.

J’ai la nausée de voir des filles de mon entourage parler de leur deuxième alors que j’ai essayé d’avoir le premier bien avant elles.

J’ai mal au coeur face à ses regards détournés,gênés,ses sourires en coin qui se veulent délicats mais qui se pointent en moi comme des lames de couteau bien aiguisées.

J’ai mal au coeur. Je suis en colère. Je me sens trahie. Victime d’une énorme injustice lorsque l’on m’annonce une grossesse et que moi je n’ai toujours rien à annoncer.

Je suis en colère mais le pire est que je ne peux l’être contre personne. Les larmes que je fais couler sont vaines.J’ai mal au plus profond de moi. Un mal intense et sans fin qui me ravage, me détruit, mange tout espoir et toute force.

Claques en série

Parce qu’il y a des jours où je voudrais disparaître sous terre.

Les annonces de grossesse me sont de plus en plus insupportables et elles fleurissent autour de nous en ce moment.

Je ne peux m’empêcher de comparer, de me dire « pourquoi pas moi »,de compter et de me souvenir que ces nanas sont tombées enceintes de leur deuxième récemment alors qu’elles suscitaient déjà mon envie lorsqu’elles ont annoncé leur première grossesse…

Cela fait tellement mal. Alors que ces nouvelles devraient me réjouir elles m’angoissent,me tétanisent, m’anéantissent…

Une naissance est certainement la plus belle chose que l’on puisse annoncer. Pour moi c’est une torture. Et à ce sentiment terrible s’ajoute la culpabilité de ressentir cette douleur pour nos proches.

Il y a quelques jours j’ai reçu un sms de ma cousine qui m’annonce sa deuxième grossesse. Elle a arrêté la pilule en même temps que moi il y a presque 3 ans. Elle aura eu le temps de se construire une jolie famille avec deux enfants. Je suis toujours avec mon mari. Seuls.

Aujourd’hui j’ai revu une de mes meilleures amies qui ne vit pas à côté… j’ai compris par de multiples indices involontaires qu’elle attendait,elle aussi, son deuxième enfant.

Deux enfants à naitre, deux grossesses à peine entamées,deux bébés,deux futures personnes que je vais voir naître, grandir les bras et le ventre vides.

2018

Ça y est.Nous sommes en janvier 2018 et il y a quelques jours cela a fait 6 mois que l’on m’a injecté ce produit dans le corps pour faire partir ce mini nous pas encore formé mais mal placé.

Cela fait 6 mois que nous avons traversé la plus grosse tempête de notre couple connue à ce jour.

Cela fait 6 mois que je suis tombée enceinte et que j’ai compris que je pouvais normalement devenir maman.

En cette nouvelle année j’ai cherché dans chaque message,chaque voeu adressé celui qui me tenait le plus à coeur . J’ai cherché à lire entre les lignes pour trouver des mots qui m’indiquaient que 2018 serait l’année qui me ferait devenir mère. J’ai cherché sans cesse et j’ai trouvé des bribes d’espoir,des morceaux de signes,des fragments de souhaits pour nous deux.

J’aborde cette nouvelle année avec une boule au ventre parce que l’échec me fait terriblement peur. La douleur et la peur de nous revoir sombrer me tétanisent mais l’envie de réessayer de devenir maman me porte.

Je me sens apeurée et survoltée.Confiante et terrifiée. Soucieuse et sereine.

Cette année j’aimerais devenir mère. C’est la seule chose à laquelle j’ai pensé en serrant mon mari dans mes bras aux 12 coups de minuit . C’est la seule et unique volonté que nous avons échangée en nous regardant au milieu de la foule qui se souhaitait de belles choses pour cette nouvelle année.

En 2018 nous voudrions enfin Te rencontrer. Et apprendre à T’aimer.

Bonne année.

GEU la suite 2

J’avais arrêté mon récit à cette première injection de produit destinée à faire évacuer ce petit amas de cellules qui aurait pu devenir notre enfant.

Les semaines qui ont suivi ont été tout aussi cauchemardesques. La première injection n’ayant pas fonctionné j’ai subi une seconde injection . J’étais toujours aussi épuisée.

Mon corps était « enceinte ». Mon cerveau était perdu. Mon moral avait disparu.

J’ai connu deux jours de nausées et de dégoût de toute odeur.Vis ma vie de femme enceinte sans aucune récompense au bout. Souffrir juste pour souffrir.

« Tu voulais voir ce que ça faisait? Bah en voilà un aperçu ! »

J’ai pris du poids. Quelques kilos quand même. Est ce le stress,la déprime,la douleur, la grossesse… ?je ne savais pas et je m’en foutais.Mon corps n’était plus le même. Je ne rentrais plus dans mes fringues.

Je n’avais plus envie de rien.Notre bulle de secrets et d’espoirs a explosé. On m’a dit que j’aurais pu y rester à cause d’une hémorragie interne… alors nous avons confié à nos proches ce qui se passait depuis des mois et des années. Tout le monde est tombé de haut. Des années d’essais bébé infructueux en secret. Des traitements hormonaux et cette grossesse mal placée et arrêtée.

Le dire à nos amis et à la famille m’a soulagé d’un poids mais j’avais toujours aussi mal de ne pas être mère.

Les médecins m’ont demandé d’arrêter les essais pendant au moins 3 mois.Mon gyneco m’a demandé 6 mois de pause.Pour que mon corps évacue ce produit si néfaste à un futur éventuel foetus et aussi pour que « je me remette psychologiquement »a t il dit.

J’ai pris ça comme un deuxième coup de massue… Encore attendre.tout recommencer. Et en même temps je n’en pouvais plus de ces calendriers d’ovulation qui traînaient chez moi,de mes prises de température tous les jours,tous les matins,de ces routines qui m’épuisaient…

Alors ok.On arrête tout mais avant il va falloir attendre que ce mini morceau de nous s’en aille.

Nous qui le suppliions de s’accrocher il y a quelques jours étions maintenant en train de lui demander de s’en aller.De nous laisser.

Une semaine après la première injection j’ai eu de violentes douleurs au ventre.les urgences m’ont préparée pour m’opérer et enlever ma trompe.Elle était sûrement en train d’exploser.

Finalement avant l’entrée au bloc,les douleurs ont cessé. Je suis restée en observation 48h et j’ai eu l’autorisation de ressortir avec mes deux trompes. Quelques jours plus tard j’ai perdu le minuscule embryon,je crois que ça ne s’appelait pas encore comme ça mais pour moi c’était presque mon bébé.

Je l’avais espéré, attendu,imaginé,rêvé et il m’avait apporté quelques heures de bonheur,le portant en moi,lui parlant déjà.

Je l’avais ensuite éliminé et maintenant évacué. De mon corps mais pas de mon esprit. Je ne vois pas comment je pourrai l’oublier un jour.

Progestérone chérie

Depuis 2 jours j’ai repris mon fidèle ami duphaston. Mon gyneco me l’a représcrit pour règuler de nouveau mes cycles.

Je lui ai aussi dit que cela avait soulagé légèrement mes crises d’acné quand j’en ai pris il y a quelques mois.Comme mon reflet dans le miroir est un cauchemar en ce moment j’ai besoin d’un nouvel espoir…

Depuis 2 jours j’ai la nausée. Je ne tiens pas debout ou à peine et je suis écoeurée par les odeurs. Ne me demandez pas si je suis enceinte c’est non.depuis la GEU je n’ai pas le droit de retomber enceinte. Le produit que l’on m’a injecté serait trop dangereux pour un foetus.

Les hormones régissent mon corps, mes envies,ma peau et mes humeurs.Me font tenir debout ou chuter.

Je suis insupportable,triste,apeurée,affamée puis écoeurée.

Les hormones me haïssent sûrement et me font payer quelque chose… j’ai beaucoup cherché je ne vois pas ce que j’ai fait de mal !

Si seulement j’étais sûre qu’endurer tout cela me garantissait notre enfant… mais non.

6000 fois par jour

Aujourd’hui je me suis fait une remarque à moi même…

Au volant,au retour du boulot,dans la nuit et sous la pluie,sur l’autoroute je me suis (encore) surprise à penser à ce bébé.Ce bébé presque existant tellement il est présent dans ma tête.

Ce bébé attendu,rêvé,espéré et imaginé. Mais absent.

Le matin,la nuit, au réveil, au coucher, à table, au travail, chez des amis, au cinéma, aux repas de famille dominicaux et aux réunions de boulot… Ce bébé est là.

Absent de mon ventre,caché ailleurs.Sans vie.Mais dans ma tête constamment.

Je me prends à m’imaginer qu’un jour il lira ces mots et se dira qu’il n’existait même pas mais qu’il était déjà tellement aimé.

Tu n’es pas là. Tu n’existes pas.

Mais je pense à Toi près de 6000 fois par jour.et oui, je T’aime déjà.

GEU la suite

Alors voilà. Ce jour de juillet nous avons connu l’attente et l’espoir. La peur et l’angoisse. Puis le bonheur,le soulagement de se croire bientôt parents.

Enfin la désillusion. La tristesse et la douleur.

Le gynécologue nous a envoyé d’urgence à l’hôpital. Je me souviens d’avoir fait la route comme un zombie côté passager et mon homme en pilote automatique. Je me souviens être resté dans les embouteillages qui ont duré quelques longues minutes qui pour moi étaient à la fois des heures et des secondes.

Je n’avais aucune douleur.pas dans le ventre en tous cas.mais le gynécologue avait été très clair : il fallait faire partir cette grossesse mal placée très vite . très très vite. J’étais en danger.

Je m’en foutais pas mal en fait. j’avais envie de disparaître. Je ne réfléchissais plus du tout.

Je n’étais plus vraiment moi.

J’ai pleuré comme jamais . J’ai hurlé. Crié. J’ai eu tellement mal au coeur.

Arrivés aux urgences gynécologiques on m’a fait une échographie extrêmement longue. Elle ne trouvait pas le « sac ». Après une vingtaine de minutes et une autre gyneco en renfort elles ont trouvé cette grosseur dans la trompe gauche.

Les 2 solutions m’ont été expliquées très clairement : opération avec de gros risques de perdre ma trompe. Ou injection de methotrexate qui ne marchait pas à tous les coups mais qui avait le bénéfice de faire partir la grosseur sans la trompe.

La deuxième solution a été vite choisie.

Le lendemain j’avais rendez vous pour l’injection.

Je suis rentrée me réfugier dans un sommeil de sonneur.Je n’étais plus capable de rien.

Le lendemain, le piqûre m’a fait hurler. Pas de douleur. Mais parce que je me suis dit que j’étais en train de supprimer ce petit bout de nous deux qu’on avait mis tant de temps à espérer.

Bien sûr que ce n’est pas un bébé. Même pas un embryon.

Mais j’avais mal quand même. Nous étions arrivé à quelque chose. Et il fallait le faire disparaître.

Le produit a pénétré mon corps.je l’ai senti s’infiltrer dans mes tissus.se faufiler dans mes cellules jusqu’à atteindre sûrement l’endroit pour lequel il était prévu.

Je suis repartie chez moi . j’ai dormi.

Fatiguée de ces émotions. Fatiguée parce que j’étais enceinte. Fatiguée par ce poison qui pénétrait mon corps.

Puis les jours suivants il fallait vérifier le taux de HCG.ce taux que nous rêvions de voir augmenter devait maintenant baisser.

Nous n’attendons que ça. Voir les chiffres se rapprocher de zéro au maximum… alors que nous avions attendu des années qu’ils soient non nuls.

Comment te dire ?

(Attention, cet article sent la jalousie.

Très fort.)

Ce soir vous êtes invités chez la copine Machine. Vous aimez beaucoup Machine. Mais voilà, ce soir, vous n’avez pas envie d’y aller.

Pas parce que vous êtes malade. Non, non.

Pas parce qu’il y a un nouvel épisode de Koh Lanta à la télé. Non, non.

Parce que Machine est enceinte. Oui.

Il y a tellement de choses que j’ai eu envie de dire à ces amies. Que j’aime très fort mais qui m’ont semblées si éloignées à certains moments. Pourtant tout ce qu’elles vivent est ce que je souhaite vivre…

Alors voilà… Ce que j’ai eu envie de répondre à ces amies mais que je n’oserai jamais leur dire.

Quand vous m’invitez à l’anniversaire de votre enfant, même si je vous aime, je pense :

« La fête d’anniversaire de ton bébé ? Tu veux dire, une après-midi à voir vingt-cinq adultes faire « areuh, areuh » autour de ton enfant, pendant que 3 ou 4 nanas se frottent le ventre rond en parlant de leurs nausées et de comment elles ont annoncé la bonne nouvelle à leurs familles ? Tu veux dire un immense gâteau d’anniversaire et une cinquantaine de jouets puant la sur-consommation à plein nez et une bonne demi-douzaine d’enfants plus grands qui courent et jouent dans un beau jardin fleuri ? Tu veux dire des photos de famille qui respirent le bonheur et des familles accomplies qui s’extasient autour de leurs petites têtes blondes ?  »

Non merci.

Quand vous me proposez une fête entre amis, même si je vous aime très fort ,je pense :

« Une soirée chez toi ? Tu veux dire un moment entre amis, dont 6 qui vont observer si je bois de l’alcool du coin de l’oeil et 2 qui oseront me poser LA question fatidique si j’ai le malheur de ne pas toucher un verre ? Tu veux dire quelques heures à observer ton ventre rond et tes minauderies lorsque tu racontes que « c’est venu plus vite que tu ne le pensais ! Un mois d’arrêt de pilule vous vous rendez compte ? ».

Non merci.

Quand vous m’invitez à un diner, je pense :

« Un repas ensemble ? Tu veux dire de longues minutes à observer ton nouveau-né, et à s’extasier à chacun de ces battements de cil ? (il y en a beaucoup en une après-midi, je vous assure). Tu veux dire quelques heures à ne parler que de couches sales, à entendre des « gazou, gazou » et des remarques autour de sa peau si douce et de son « caractère bien trempé » (alors qu’il a 3 semaines). En plus, il y aura ta copine Bidule qui ne peut pas s’empêcher de demander un milliard de conseils sur l’allaitement et le bon matelas pour le co-dodo… Parce qu’elle a lu un article dans « Parents magazine ». Et toi tu ne peux pas t’empêcher de lui répondre. »

Alors non. Merci. Je vais passer mon tour.

J’éviterai quelques heures de douleur et une soirée à pleurer chez moi, seule avec mon homme, quand vous rentrerez avec vos petites familles pour un repas animé et des câlins en pyjama.